Correspondants / correspondances

Dernière mise à jour : 8 janv.

Ce 11 décembre 2021


Le samedi 22 janvier il sera proposé la troisième et dernière intervention portant sur le "Malaise", en s'intéressant cette fois-ci au "Malaise dans l'institution". Une petite présentation sera envoyée dans un prochain mail. Cette intervention sera réalisée par Xavier Gallut, elle aura lieu de 14h à 17h à la salle Le Foyer de l'espace Franquin à Angoulême. A la suite, un échange avec les participants qui le souhaitent permettra de faire le point sur les activités d'Ipop, celles déjà réalisées et celles à venir, ainsi que sur l'adhésion pour 2022.

Bien à tous.

Xavier Gallut, correspondant IPOP.

« Malaise dans l’institution »

par Xavier Gallut

Samedi 22 janvier 2022

14h – 18h / Salle PACES –

Espace Franquin à Angoulême

Participation : 10 euros

Dans cette troisième intervention concernant le « malaise » il sera question de l’institution, du malaise dans les institutions sociales, médico-sociales, sanitaires. Dans un temps devenu plus incertain, il semblerait que les institutions n’encodent plus les probabilités, que la désagrégation des mythes et des rites institutionnels entament considérablement le « contrat narcissique ». Il sera également interrogé les effets sur/dans l'institution de l’idéologie néo-libérale, de la novlangue et du « discours managérial ».

Quelques références bibliographiques :

Aulagnier, P. 1975. La violence de l’interprétation, Paris, PUF

Dardot, P. Laval, C. 2010. La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néolibérale, Paris, La Découverte

Douglas, M. 2000. Comment pensent les institutions ?, Paris, La Découverte

Foucault, M. 1971. L’Ordre du discours, Paris, Gallimard

Freud, S. 1914. « Pour introduire le narcissisme », in La vie sexuelle, Paris, PUF, 1969

Freud, S. 1921. « Psychologie des foules et analyse du moi », in Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1981

Kaës, R. 2014. Les alliances inconscientes, Paris, Dunod

Lacan, J. 1991. Le Séminaire. L’envers de la psychanalyse, livre XVII, Paris, Seuil

Stiegler, B. 2019. « Il faut s'adapter ». Essai sur un nouvel impératif politique, Paris, Gallimard




Ce 5 décembre 2021


Vous trouverez dans la rubrique BLOGS, la publication de trois interventions qui ont eu lieu lors de la journée d'invitation de Joseph ROZEL autour d'une réflexion sur l'actualité de ces trois métiers impossibles selon Sigmund Freud : gouverner, éduquer, psychanalyser.



Ce 9 octobre 2021



À titre de document pour la journée du 20 novembre,

ci- joint la traduction de la préface de Freud au texte de Aïchhorn: Jeunes en souffrance


GELEITWORT ZUR ERSTEN AUFLAGE (1925), August Aichhorn, Verwahrloste jugend

VON SIGMUND FREUD


Sigmund Freud, Préambule à la première édition (1925)



De toutes les applications de la psychanalyse, aucune n'a suscité autant d'intérêt, éveillé autant d'espoir et, par conséquent, attiré autant de collaborateurs compétents, que son application à la théorie et à la pratique de l'éducation des enfants. Il est facile de comprendre ce phénomène. L'enfant est devenu l'objet principal de la recherche psychanalytique ; il a, dans ce rôle, pris le relais du névrosé, qui avait constitué le point de départ de son travail. L'analyse a mis au jour, chez le malade comme chez le rêveur et l'artiste, l'enfant qui continue à mener sa vie sans avoir guère changé, elle a mis en lumière les forces pulsionnelles et les tendances qui impriment à l'être enfantin le sceau qui lui est propre, elle a suivi enfin les voies évolutives qui le mènent jusqu'à la maturité de l'adulte. Il n'est donc pas étonnant que soit né l'espoir de voir l'effort psychanalytique déployé autour de l'enfant servir l'activité éducative, dont le but est de guider l'enfant sur la voie qui le mènera à la maturité, de le stimuler et de le garantir de tous errements.

Personnellement, je n'ai pris qu'une part bien modeste à cette application de la psychanalyse. J'avais fait mien très tôt le bon mot qui veut qu'il y ait trois métiers impossibles — éduquer, soigner, gouverner —, et j'étais suffisamment sollicité par la deuxième de ces tâches. Ce n'est pas pour autant que je méconnais la valeur sociale élevée que le travail de mes amis éducateurs est en droit de revendiquer.

Le présent livre du Président A. Aichhorn se penche sur un fragment du grand problème, sur l'influence de l'éducation (spécialisée) sur les jeunes carencés. L’auteur a œuvré pendant de longues années à son poste de directeur des établissements municipaux d'éducation protégée avant de faire la connaissance de la psychanalyse, son comportement envers les jeunes pris en charge trouvait sa source dans l'intérêt chaleureux qu'il portait au destin de ces malheureux, et une intuition empathique de leurs besoins psychiques le guidait sur la juste voie. D'un point de vue pratique, la psychanalyse ne pouvait guère lui enseigner grand chose de nouveau, mais elle lui donna un aperçu théorique clair du bien-fondé de son action, et lui permit de la présenter à autrui comme une activité fondée sur des principes.

On ne peut exiger de tout éducateur ce don de compréhension intuitive. Deux leçons me semblent résulter des expériences et des succès du Président Aichhorn. La première, c'est que l'éducateur doit avoir une formation psychanalytique, car dans le cas contraire, l'objet de ses efforts, l'enfant, restera une énigme inaccessible. Cette formation s'acquiert au mieux lorsque l'éducateur lui-même se soumet à une analyse, lorsqu'il la vit « à même son corps ». L'enseignement théorique de l'analyse, en effet, ne conduit pas à une profondeur suffisante et ne suscite aucune conviction.

La deuxième leçon semble plutôt conservatrice, elle affirme que le travail éducatif est une discipline sui generis, qui ne doit pas être confondue avec l'approche psychanalytique, ni remplacée par elle. La psychanalyse de l'enfant peut être sollicitée par l'éducation comme un moyen auxiliaire. Mais elle n'est pas destinée à prendre sa place. Non seulement des raisons pratiques l'interdisent, mais encore des réflexions théoriques le déconseillent. Le rapport qu'entretiennent éducation et travail psychanalytique sera probablement soumis à un examen approfondi dans un avenir proche. Je me bornerai ici à quelques indications sommaires. Il ne faut pas se laisser induire en erreur par le principe, par ailleurs pleinement justifié, selon lequel la psychanalyse du névrosé adulte peut être assimilée à une rééducation. Un enfant, quand bien même serait-il un enfant dévoyé et carencé, n'est précisément pas encore névrosé, et la rééducation est quelque chose de radicalement différent de l'éducation d'un être encore inachevé. La possibilité de traitement analytique repose sur des conditions parfaitement déterminées, que l'on peut regrouper sous le chef de la « situation analytique », elle exige l'accès à un plein développement de certaines structures psychiques, ainsi qu'une attitude particulière à l'égard de l'analyste. Lorsque ces éléments font défaut, comme c'est le cas chez l'enfant, chez le jeune carencé et, en règle générale aussi, chez le criminel impulsif, il convient de mettre en œuvre une pratique autre que l'analyse, pratique qui convergera toutefois avec elle dans son intention. Les chapitres théoriques du présent ouvrage apporteront au lecteur une première orientation dans la multiplicité de ces possibilités.

J'ajoute encore une conclusion dont l'importance ne concerne plus la théorie de l'éducation, mais le statut de l'éducateur. Si l'éducateur a appris la psychanalyse en l'expérimentant sur sa propre personne et s'il se trouve en situation de l'employer dans des cas limites et mixtes pour étayer son travail, il faut de toute évidence lui autoriser l'exercice libre de l'analyse, et non vouloir l'en empêcher pour des motifs qui ne relèveraient que de l'étroitesse d'esprit.

(Traduction de Marc Géraud, parue dans August Aïchhorn, Jeunes en souffrance , Editions du Champ Social)

Von allen Anwendungen der Psychoanalyse hat keine soviel Interesse gefunden, soviel Hoffnungen erweckt und demzufolge soviele tüchtige Mitarbeiter herangezogen wie die auf die Theorie und Praxis der Kindererziehung. Dies ist leicht zu verstellen. Das Kind ist das hauptsächliche Objekt der psychoanalytischen Forschung geworden: es hat in dieser Bedeutung den Neurotiker abgelöst, an dem sie ihre Arbeit begann. Die Analyse hat im Kranken das wenig verändert fortlebende Kind aufgezeigt wie im Träumer und im Künstler, sie hat die Triebkräfte und Tendenzen beleuchtet, die dem kindlichen Wesen sein ihm eigenes Geprägt geben und die Entwicklungswege verfolgt, die von diesem zur Reife des Erwachsenen führen. Kein Wunder also, wenn die Erwartung entstand, die psychoanalytische Bemühung um das Kind werde der erzieherischen Tätigkeit zugute kommen, die das Kind auf seinem Weg zur Reife leiten, fördern und gegen Irrungen sichern will.

Mein persönlicher Anteil an dieser Anwendung der Psychoanalyse ist sehr geringfügig gewesen. Ich hatte mir frühzeitig das Scherzwort von den drei unmöglichen Berufen — als da sind: Erziehen, Kurieren, Regieren — zu eigen gemacht, war auch von der mittleren diese Aufgaben hinreichend in Anspruch genommen. Darum verkenne ich aber nicht den hohen sozialen Wert, den die Arbeit meiner pädagogischen Freunde beanspruchen darf.

Das vorliegende Buch des Vorstandes A. Aichhorn beschäftigt sich mit einem Teilstück des grossen Problems, mit der erzieherischen Beeinflussung der jugendlichen Verwahrlosten. Der Verfasser hatte in amtlicher Stellung als Leiter städtischer Fürsorgeanstalten lange Jahre gewirkt, ehe er mit der Psychoanalyse bekannt wurde. Sein Verhalten gegen die Pflegebefohlenen entsprang aus der Quelle einer warmen Anteilnahme an dem Schicksal dieser Unglücklichen und wurde durch eine intuitive Einfühlung in deren seelische Bedürfnisse richtig geleitet. Die Psychoanalyse konnte ihn praktisch wenig Neues lehren, aber sie brachte ihm die klare theoretische Einsicht in die Berechtigung seines Handelns und setzte ihn in den Stand, es vor anderen zu begründen.

Man kann diese Gabe des intuitiven Verständnisses nicht bei jedem Erzieher voraussetzen. Zwei Mahnungen scheinen mir aus den Erfahrungen und Erfolgen des Vorstandes Aichhorn zu resultieren. Die eine, dass der Erzieher psychoanalytisch geschult sein soll, weil ihm sonst das Objekt seiner Bemühung, das Kind, ein unzugängliches Rätsel bleibt. Eine solche Schulung wird am besten erreicht, wenn sich der Erzieher selbst einer Analyse unterwirft, sie am eigenen Leibe erlebt. Theoretischer Unterricht in der Analyse dringt nicht tief genug und schafft keine Überzeugung.

Die zweite Mahnung klingt eher konservativ, sie besagt, dass die Erziehungsarbeit etwas sui generis ist, das nicht mit psychoanalytischer Beeinflussung verwechselt und nicht durch sie ersetzt werden kann. Die Psychoanalyse des Kindes kann von der Erziehung als Hilfsmittel herangezogen werden. Aber sie ist nicht dazu geeignet, an ihre Stelle zu treten. Nicht nur praktische Grunde verbieten es, sondern auch theoretische Überlegungen widerraten es. Das Verhältnis zwischen Erziehung und psychoanalytischer Bemühung wird voraussichtlich in nicht ferner Zeit einer gründlichen Untersuchung unterzogen werden. Ich will hier nur Weniges andeuten. Man darf sich nicht durch die übrigens vollberechtigte Aussage irreleiten lassen, die Psychoanalyse des erwachsenen Neurotikers sei einer Nacherziehung desselben gleichzustellen. Ein Kind, auch ein entgleistes und verwahrlostes Kind, ist eben noch kein Neurotiker und Nacherziehung etwas ganz anderes als Erziehung des Unfertigen. Die Möglichkeit der analytischen Beeinflussung ruht auf ganz bestimmten Voraussetzungen, die man als „analytische Situation“ zusammenfassen kann, erfordert die Ausbildung gewisser psychischer Strukturen, eine besondere Einstellung zum Analytiker. Wo diese fehlen, wie beim Kind, beim Jugendlichen Verwahrlosten, in der Regel auch beim triebhaften Verbrecher, muss man etwas anderes machen als Analyse, was dann in der Absicht wieder mit ihr zusammentrifft. Die theoretischen Kapitel des vorliegenden Buches werden dem Leser eine erste Orientierung in der Mannigfaltigkeit dieser Entscheidungen bringen.

Ich schliesse noch eine Folgerung an, die nicht mehr für die Erziehungslehre, wohl aber für die Stellung des Erziehers bedeutsam ist. Wenn der Erzieher die Analyse durch Erfahrung an der eigenen Person erlernt hat und in die Lage kommen kann, sie bei Grenz- und Mischfällen zur Unterstützung seiner Arbeit zu verwenden, so muss man ihm offenbar die Ausübung der Analyse freigeben und darf ihn nicht aus engherzigen Motiven daran bindern wollen.



Ce 25 septembre 2021


IPOP invite Joseph Rouzel : Eduquer, soigner, gouverner Actualité des métiers impossibles

Samedi 20 novembre 2021, 9h30 - 17h Salle PACES – Espace Franquin – 1 ter boulevard Berthelot – 16000 ANGOULEME

ARGUMENT

Le monde contemporain nous amène à questionner notre manière de penser, d'agir et de travailler dès lors qu'il s'agit d'éduquer et/ou de soigner. Dans le cadre des activités d'Ipop il paraissait important d'organiser la possibilité d'un questionnement profane autour des "métiers impossibles", dans une époque parfois si déroutante. En 1937, Freud avançait qu'analyser serait le troisième des "métiers impossibles" parce que l'on peut être sûr d'un "succès insuffisant". Les deux autres métiers, connus depuis beaucoup plus longtemps, seraient éduquer et gouverner. Faut-il considérer ce "succès insuffisant" comme un échec ou comme un inachèvement ? A quelles considérations politiques, éthiques et cliniques, l'inachèvement pourrait-il nous amener ? Comment entendre "métiers impossibles" ? La "guérison" ne viendrait-elle pas de surcroît ? Joseph Rouzel, bien connu dans le champ du travail social et dans celui de la psychanalyse pour ses publications et ses prises de position, sera notre invité pour cette première journée.

Bibliographie :

Aichhorn, A. 1925. Jeunes en souffrance, Champ Social Editions, Nîmes (2000) Fain, M. Cifali, Mi. Enriquez, E. Cournut, J. 1987. Les Trois Métiers impossibles, Les Belles Lettres, Paris Freud, S. 1937. L'Analyse finie et l'analyse infinie suivi de Constructions dans l'analyse, PUF, Paris (2019) Gori, R. 2016. "Gouverner, éduquer et analyser : trois métiers impossibles" ?, in Cliniques Méditerranéennes, n°94, p.159-176


Important : Pass sanitaire obligatoire (si prolongement après le 15 novembre) Participation : 20 euros Chèque à l'ordre de : M. LECOINTRE Jean-Marie – 13 rue Gaston Agard – 16800 SOYAUX + Fiche d'inscription A faire parvenir avant le 15 novembre 2021 Renseignements : 06 10 73 16 33



ORGANISATION DE LA JOURNEE


- 9h30 : Accueil des participants

- 10h: Xavier Gallut, psychologue clinicien, psychanalyste De l'inachèvement...

- 10h 45: Joseph Rouzel, psychanalyste, responsable de Psychasoc

"Drei unmöglichen Berufen" (trois métiers impossibles)

- 12h 15 : Pause-déjeuner - 14h: Jean-Jacques Lepitre, psychanalyste "Des métiers impossibles à l'impossible des métiers"


- 15h 15: Jean-Louis Sous, psychanalyste "La guérison viendrait, en quelque sorte, de surcroît..."


- 16h 30: Joseph Rouzel

Conclusion


17h: Fin




Ce 18 août 2021



Le dispositif Ipop accueillera Geneviève Allier pour une conférence-débat autour de son livre:


Clinique orthophonique avec éthique psychanalytique


le samedi 11 septembre 2021, de 14h à 18h à l'Hôtel Mercure- Angoulême - Entrée 15 euros.





Mardi 29 juin 2021


Vous trouverez la publication de la deuxième intervention de Xavier Gallut (Malaise dans la Culture II) du samedi 19 juin 2011, à la rubrique: Contre-champ culturel, sur le blog du site Ipop ainsi qu'une étude sur la question psychosomatique, " Le cancer du sens " (Champ psychanalytique) de Jean Louis Sous en résonance avec une lecture, par un cartel, des Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse ( Paris, Seuil, 1973 p. 215)





Samedi 4 juin 2021


L'intervention de Xavier Gallut dont vous pouvez lire l'argument ci-dessous aura donc lieu le

samedi 19 juin 2021, à l'Espace Franquin (salle le Foyer), de 14h à 17h, à Angoulême. Dès 13h 30, une possibilité de restauration et de discussions autour d'un café vous sera offerte.




Lundi 26 avril 2021


Ci-joint l'argument de la prochaine intervention de Xavier Gallut sur Le Malaise dans la Civilisation (Acte II) prévue pour le samedi 19 juin 2021 (lieu à préciser)


"Malaise dans la culture"

Xavier Gallut

Samedi 19 juin 2021

14h – 17h

Participation 10€

Inscriptions : gallut.xavier@orange.fr

Comment penser le "malaise contemporain" ?

Les violences s’accroisseraient et seraient banalisées, les figures d’autorité se déliteraient, les conduites toxicomaniaques seraient de plus en plus fréquentes, les états dépressifs deviendraient monnaie courante, le rapport au corps, à la sexualité et à la mort, se modifierait de manière tout à fait inédite. Le ciel serait vide, Dieu ne serait plus. La vie politique serait sans projet, les idéologies se déferaient, les grands textes et les récits n’organiseraient plus la vie sociale. Jusqu’alors la vie sociale et culturelle avait été organisée par des grands textes, religieux ou politiques notamment. Ils constituaient des lieux organisés par le langage et permettaient de penser le monde, de se penser dans le monde, d’envisager sa vie en fonction de ce qui faisait office de savoir. Or, nous assisterions aujourd’hui à la chute inéluctable et vertigineuse de l’Autre, à l’avènement de la société des frères que Lacan avait évoquée en son temps. Le désir cèderait sa place à son envers la jouissance. Dans Malaise dans la civilisation (1929) Freud avait montré que la culture ne pouvait s’ériger qu’à partir du renoncement pulsionnel que le sujet payait par le symptôme. La castration permettait la quête de l’objet rendue possible par son éclipse. Or, nous assisterions aujourd’hui à une sorte de défi plutôt qu’à un renversement puisque l’objet serait présent dans le champ de la "réalité". Il conviendrait d’en jouir. Du patriarcat au matriarcat, de l’économie du signifiant renvoyant à un autre signifiant à celle du signe renvoyant à la chose, de la parole à l’image, du refoulement au défi, de la névrose à la perversion généralisée… De la perversion comme ultime rempart à la psychose....

Outre les constats, discutables, disons à discuter, il sera abordé ce qui alimente la perspective décliniste, à savoir le déclin de la fonction paternelle, le déclin supposé de la fonction paternelle. Puis, des conséquences sur l'économie psychique du sujet contemporain : psychose ordinaire ? perversion ordinaire (et généralisée) ? Etat limite ?

Samedi 3 avril 2021


Vous trouverez la publication de l 'intervention de Xavier Gallut sur le Malaise de la Culture

à la rubrique Champ psychanalytique. Si vous souhaitez réagir à ce commentaire du texte freudien, vous pouvez nous le faire savoir.


Actualités / Initiatives


Le 9 février 2021


Ci- joint, un texte de présentation annonçant la lecture et le commentaire du texte freudien:


"Malaise dans la culture" Xavier Gallut Samedi 27 mars 2021- Modification du lieu: Espace co-working (près du Théâtre d'Angoulême), 24 Avenue des Maréchaux 14h – 17h 12 places disponibles – participation 10€ - Inscription : gallut.xavier@orange.fr

Le 28 juillet 1929, Freud écrit à Lou Andréas Salomé :

"Très chère Lou... ce livre traite de la culture, du sentiment de culpabilité, du bonheur et d'autres choses élevées du même genre et me semble, assurément à juste titre, tout à fait superflu quand je le compare à mes travaus précédents qui procédaient toujours de quelque nécessité intérieure. Mais que pouvais-je faire d'autre ? Il n'est pas possible de fumer et de jouer aux cartes toute la journée. Je ne peux plus faire de longues marches et la plupart des choses qu'on lit ont cessé de m'intéresser. J'écris et le temps passe ainsi très agréablement. Tandis que je m'adonne à ce travail, j'ai découvert les vérités les plus banales".

En retournant freudiennement au Malaise, il sera notamment question de la culture, du bonheur, du plaisir et du déplaisir, des pulsions et de la sublimation, du narcissisme et de l'amour du prochain, de la genèse du surmoi. Puis, pour commencer à esquisser le malaise contemporain, du malaise constitutif de la culture, de l'Un comme croyance relativement partagée, de la vitesse, de la prolifération des discours et des images...

A titre indicatif quelques références qui seront précisées ultérieurement : Freud: "Le malaise dans la culture", "Au-delà du principe de plaisir" "Pour introduire le narcissisme" Bernard: "Introduction à l'étude de la médecine expérimentale" Damasio: "L'ordre étrange des choses. La vie, les sentiments et la fabrique de la culture" "Le sentiment même de soi. Corps, émotions, conscience" Debord: "La société du spectacle" Lacan: Le Séminaire, livre XIX... ou pire "Encore"; Livre XX Schrödinger: "Qu'est-ce que la vie ?"



Le 16 janvier 2021


Bonjour,

Quelques nouvelles d'IPOP en ce début d'année 2021.

Certains idées s'affinent progressivement. Un groupe de travail composé de 5 personnes va prochainement se mettre en place pour travailler sur le texte de Lacan (L'étourdit, 1972). Si possible, deux interventions seront réalisées par Xavier Gallut cette année, la première sera consacrée au "Malaise dans la culture", la seconde au "Malaise dans l'institution". Les dates, le lieu et quelques éléments de contenu seront communiqués prochainement. Un contact a été pris avec Geneviève Allier, orthophoniste. Elle a récemment publié un ouvrage traitent de la clinique orthophonique et de l'éthique psychanalytique. Elle serait d'accord pour venir à Angoulême.

La journée d'étude avec Joseph Rouzel pourrait avoir lieu le samedi 29 mai, probablement à l'espace Soelys (Soyaux). Les modalités de travail restent à définir.

Sur le plan de l'organisation : journée entière (??) avec différents intervenants, Rouzel bien sûr, peut-être Daniel Roquefort (j'ai demandé à Rouzel ce qu'il en pensait), peut-être des professionnels (certains éducateurs d'Aemo que je connais seraient ok). Il faudrait aussi quelqu'un (ou plusieurs) qui anime, qui relance...

Comment nommer cette journée ? Il pourrait s'agir, par exemple, de parler des "métiers impossibles" : éduquer, gouverner, soigner... A voir.

Entrée payante ou non ? Une participation pourrait nous permettre de rembourser quelques frais...

Il y a sans doute beaucoup d'autres aspects auxquels je ne pense pas...

Peut-être pourrions-nous organiser une rencontre pour parler de cette journée ?

Bien à tous,

Xavier Gallut



- L'agencement IPOP a été créé à Angoulême le 23 octobre 2020.

- son blog-notes (vous trouverez l'origine de ce mot dans Contre- champ culturel

ainsi que l'étymologie du mot " divan") est devenu praticable le 11 novembre 2020.

Il vous suffit de cliquer sur l'onglet "Blog" pour consulter tous les articles.

- L'onglet Agenda vous donnera l'actualité des parutions sur le Blog, des événements à

venir ou des propostions de travail.

- L'onglet Liens regroupera les thématiques des articles publiés et s'ouvrira aussi sur les

activités d'autres associations ou écoles de psychanalyse.

- L'onglet Publications portera sur la sortie de livres, de films, la tenue d'expos, etc... susceptibles de résonner avec l'approche psychanalytique. Vous pouvez, bien entendu, nous faire savoir vos propres choix, en la matière, qui trouveront leur place dans cette liste.







Vous lirez ci-joint la liste des correspondants de ce blog-notes

qui pourront, soit vous proposer leurs publications que vous pouvez commenter,

soit faire, aussi, échographie à vos textes ou interventions.


______________



S'inscrire à titre de correspondant suppose de verser une mise de 20 euros au trésorier.


Nathalie Bertrand - natali.bertrand@wanadoo.fr

Jack Duquerroy. - jack.duquerroy@orange.fr

Jacqueline Freluche ) jacqueline.freluche@yahoo.fr

Xavier Gallut - gallut.xavier@orange.fr secrétaire de rédaction

Elodie Imbourg-Bois - e.imbourgbois@gmail.com. - secrétaire de rédaction

Béatrice Lemmonier-Dubuisson - fb-dubuisson@orange.fr

Jean-Marie Lecointre - jmlecointre@club-internet.fr trésorier

Marion Lepreux - lepreux.marion@live.fr

Jean-Louis Meurant - jl.meurant@orange.fr

Philippe Rassat - rassat.philippe@wanadoo.fr

Jean Louis Sous - jeanlouissous@gmail.com modulation du blog-notes



Décembre 2020


Bonjour à tous,


Quelques infos concernant IPOP. Le site a été créé, il peut être consulté, on y trouve déjà des productions écrites, d'autres sont à venir. Il est possible de s'inscrire comme correspondant d'IPOP (20€) auprès de Jean-Marie Lecointre et d'envoyer ses propres textes à un (ou une) secrétaire pour mise en ligne..

Pour 2021, il est envisagé une journée d'étude au printemps (sauf Covid...) avec Joseph ROUZEL, psychanalyste à Montpellier, co-fondateur de l'association l'@ psychanalyse, bien connu dans le secteur médico-social pour ses publications et son engagement. Dans ses "journées d'itinérance" Rouzel ferait halte à Angoulême, la date est à définir, les modalités de travail également.

Avec Alexandra Pruvot nous envisageons la mise en place d'un cartel pour faire la lecture du séminaire de Lacan L'étourdit (1972). Nous sommes deux, si deux autres personnes sont intéressées par ce travail merci de me le dire, ou de le dire à Alexandra Pruvot (adresse mail : pruvot.alex@gmail.com).

Toutes les idées sont les bienvenues.

Bien à tous,

Xavier Gallut


Correspondances


En résonance avec le champ institutionnel proposé par IPOP, vous trouverez

- un renvoi à la réflexion du philosophe Gorgio Agamben sur le terme de "dispositif", une analyse de Pierre Bourdieu concernant la notion de "champ",

dans la rubrique Champ institutionnel ainsi qu'un complément apporté à ce "concept" de champ par Xavier Gallut.

- l'intervention de Michel Foucault sur les Hétérotopies se trouve à la fin d'Un p'tit détour par l'analyse profane (champ psychanalytique).


- une réflexion sur l'articulation entre profane / profanation / laïque / sacré, dans Contre-champ culturel.


Table des matières:


- champ psychanalytique:

Un p'tit détour par la Question de l'analyse profane

Impromptus [1] Le fétichisme de la castration / Le souci de soie

Impromptus [2] Vous avez dit masochisme? Masoch/Freud/Lacan

Barbey d'Aurevilly, Une histoire sans nom , Le syndrome de Las-

thénie de Ferjol.

Impromptus [3] Du sadisme / Le syndrome de Münchhausen

Impromptus [4] . Imposture, démenti, clinique du tableau.

Clinique du récit : plier / déplier

Le malaise dans la culture, Sigmund Freud

Le cancer du sens

Mystique... la jouissance féminine?

- champ institutionnel: Interrogation Psychanalytique d'Orientation Profane

Pourquoi IPOP?

Actualité des trois métiers impossibles: gouverner, éduquer,

psychanalyser.

- contre-champ culturel:

La familia grande de Camille Kouchner

Le consentement de Vanessa Springora

Un divan dédié aux communautés

Trois fois l'inceste - Christine Angot

L'été meurtrier de Sébastien Japrisot

Une étude sur le passage à l'acte de Nicolas de Staël

Etymologies: blog, divan

- événements: La morsure de trop (à propos du procès de J. Daval)

Prosopopée virale

Jusqu'à la caricature

Du déni à l'acte manqué chez D.Trump

Troubles sur le Capitole (Trump / Freud / G.G. Marquez)

Collabos? ( à propos du T.D.H.A )







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